Deuxième Journée luxembourgeoise de la traduction et de l’interpretation

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[FR] Pour la deuxième année consécutive, l’Association luxembourgeoise des traducteurs et interprètes (ALTI) organise une conférence professionnelle consacrée aux métiers de la traduction et de l’interprétation à l’occasion de la Journée internationale de la traduction, désormais reconnue par les Nations Unies.

Vu le grand succès de la première Journée luxembourgeoise de la traduction et de l’interprétation en 2016, à laquelle ont assisté plus de 70 traducteurs et interprètes du Luxembourg et de la Grande Région, l’ALTI organisera une deuxième édition de sa « Journée » le samedi 30 septembre 2017 au Centre national de littérature à Mersch.

Le 30 septembre, fête de Saint Jérôme, traducteur de la Bible et saint patron des traducteurs, est célébré depuis de nombreuses années par les associations de traducteurs du monde entier. Le 24 mai 2017, l’Assemblée générale des Nations Unies l’a proclamé Journée internationale de la traduction dans une résolution sur le rôle de la traduction professionnelle dans le rapprochement des nations et la promotion de la paix.

Pour célébrer l’occasion, l’ALTI a invité des conférenciers renommés, dont M. Jean Portante, auteur luxembourgeois lauréat du Prix Servais et traducteur littéraire, Mme Daniela Amodeo Perillo, présidente de l’Association européenne des traducteurs et interprètes juridiques, M. Attila Piróth, traducteur des ouvrages d’Albert Einstein en hongrois, et Mme Chris Durban, coorganisatrice de l’Université d’été de la traduction financière et auteure, entre autres, de la brochure Traduction : faire les bons choix, traduite en luxembourgeois par l’ALTI en 2016. Les sujets abordés seront variés et toucheront notamment à la traduction littéraire, à la collaboration entre traducteurs et réviseurs, à la traduction automatique, à l’interprétation et au multilinguisme au sein des institutions européennes.

 

À propos de l’Association luxembourgeoise des traducteurs et interprètes

L’Association luxembourgeoise des traducteurs et interprètes (ALTI) est une association professionnelle sans but lucratif fondée en 2011 dans le but de défendre les intérêts des traducteurs et interprètes professionnels du Luxembourg et de faire mieux connaître leur métier. L’ALTI compte actuellement près de 80 membres, pour la plupart des traducteurs et interprètes indépendants et assermentés, couvrant 25 langues de travail, mais également des traducteurs salariés et des étudiants en traduction ou interprétation en tant que membres associés.

[DE]Anlässlich des von den Vereinten Nationen mittlerweile anerkannten Internationalen Tags des Übersetzens organisiert der Luxemburger Übersetzer- und Dolmetscherverband ALTI (Association Luxembourgeoise des Traducteurs et Interprètes) im zweiten Jahr in Folge eine Fachveranstaltung über translatorische Berufe.

 

Nach dem großen Erfolg des ersten Luxemburger Übersetzer- und Dolmetschertags 2016, an dem über 70 Dolmetscher und Übersetzer aus Luxemburg und der Großregion teilnahmen, begeht der ALTI am Samstag, den 30. September 2017 im „Centre national de la littérature“ in Mersch diesen Tag zum zweiten Mal.

 Der 30. September, Tag des heiligen Hieronymus, Bibelübersetzer und Schutzpatron der Übersetzer, wird seit Jahren von Übersetzer- und Dolmetscherverbänden in der ganzen Welt gefeiert. Am 24. Mai 2017 erklärte die Generalversammlung der Vereinten Nationen in ihrer Resolution über die Rolle des professionellen Übersetzens bei der Verbindung von Nationen und der Förderung des Friedens diesen Tag zum Internationalen Tag des Übersetzens.

 Aus diesem feierlichen Anlass hat der ALTI namhafte Referenten eingeladen, darunter Jean Portante, luxemburgischer Schriftsteller, Träger des Servais-Preises und literarischer Übersetzer, Daniela Amodeo Perillo, literarische Übersetzerin und Vorsitzende des europäischen Verbands der juristischen Übersetzer und Dolmetscher (EULITA), Attila Piróth, Übersetzer der Werke Albert Einsteins ins Ungarische, und Chris Durban, Mitveranstalterin der Sommeruniversität für Finanzübersetzung und Verfasserin der Broschüre Übersetzung – keine Glückssache, die 2016 vom ALTI ins Luxemburgische übersetzt wurde. Es werden verschiedene Themen wie literarisches Übersetzen, die Zusammenarbeit zwischen Übersetzern und Lektoren, die maschinelle Übersetzung, das Dolmetschen sowie die Mehrsprachigkeit in den Organen und Einrichtungen der EU angesprochen.

 

Über den ALTI – Association Luxembourgeoise des Traducteurs et Interprètes

Der ALTI ist ein gemeinnütziger Berufsverband, der 2011 mit dem Ziel gegründet wurde, die Interessen von professionellen Übersetzern und Dolmetschern zu wahren und diese Berufe bekannter zu machen. Derzeit zählt der Verband ca. 80 Mitglieder, meistens selbständige und vereidigte Übersetzer und Dolmetscher für insgesamt 25 Arbeitssprachen, aber auch angestellte Übersetzer und Studierende im Fach Übersetzen oder Dolmetschen als assoziierte Mitglieder.

PROGRAMME

  • 10h00 – 10h15 Allocution de bienvenue par un collaborateur du Centre national de littérature
  • 10h15 – 10h30 Allocution de bienvenue et brève présentation de l’ALTI - Mme Rita Schmit
  • 10h30 – 11h00 « Le multilinguisme au Parlement européen : les origines historiques et les perspectives actuelles » - M. Michel Catuhe
  • 11h00 – 11h30 « Traduire pour la Cour de Justice de l’Union européenne : le métier de juriste linguiste urbi et orbi » - Mme Frédérique Locoge
  • 11h30 – 12h15 « La préparation, instrument essentiel pour une interprétation de qualité » & Présentation de l’Association européenne des interprètes et traducteurs juridiques - Mme Daniela Amodeo Perillo
  • 12h15 – 13h45 Pause déjeuner
  • 13h45 – 14h15 « Les dernières évolutions de la traduction automatique : ses avancées et ses limites, menaces et opportunités pour le traducteur » - M. Luis Ferrer
  • 14h15 – 15h00 « Le théâtre comme reale : la traduction au gré de la culture scénique » - Mme Ludovica Maggi
  • 15h00 – 15h30 « La traduction est une baleine impatiente » - M. Jean Portante
  • 15h30 – 16h00 Pause-café
  • 16h00 – 17h00 « Gérer les conflits de révision » - M. Attila Piroth
  • 17h00 – 18h00 « Traverser l’écran : voyage (non virtuel) au pays des clients » - Mme Chris Durban

RÉSUMÉS ET BIOGRAPHIES

Le multilinguisme au Parlement européen : les origines historiques et les perspectives actuelles
par M. Michel Catuhe

Avant d’analyser les conséquences du Brexit sur le multilinguisme au sein du Parlement européen, il convient de définir le multilinguisme et ce qu’il recouvre en tant que principe démocratique. Le multilinguisme est une émanation de la construction européenne qui se veut avant tout au service des citoyens européens. Or, le projet du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne laisse planer un doute sur le statut futur de la langue anglaise au sein d’un ensemble qui verra alors partir le plus fort contingent de locuteurs anglophones de l’Europe des 28.

L’anglais va-t-il dès lors demeurer une langue officielle et une langue de travail de l’Union européenne ? Doit-on plutôt essayer de lui contester sa place dominante dans les échanges intra-européens ? Cette nouvelle lingua franca qu’il est devenu serait-elle menacée par d’autres modalités d’organisation linguistique ?

C’est à ces interrogations et à ces incertitudes que j’essaierai d’apporter des éléments de réponse et j’esquisserai, en conséquence, quelques pistes d’avenir.

Biographie :
Linguiste de formation, Michel Catuhe possède un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT) de l’Université de la Sorbonne-Nouvelle. Il est également titulaire d’un Master II en droit de la construction européenne des Universités de Nancy 2 et de Luxembourg. Il a commencé sa carrière de traducteur technique auprès du constructeur d’hélicoptères Eurocopter (devenu entre-temps Airbus Helicopters) et est entré au service du Secrétariat général du Parlement européen en mai 1989, comme traducteur, au sein de la division de la traduction française. Depuis août 2009, il dirige l’unité (ex-division) de la traduction française, qui regroupe plus d’une cinquantaine de personnes (traducteurs et assistants).

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La préparation, instrument essentiel pour une interprétation de qualité
par Mme Daniela Amodeo Perillo

Biographie :
Born in Trieste (Italy) where she graduated at the « Scuola per Traduttori ed Interpreti di Conferenza » in 1977, Daniela Amodeo Perillo – after a beginning as a free-lance and a secretary in a law firm – has worked at the European Commission and the European Parliament before joining the interpretation service of the Court of Justice of the European Union in Luxembourg, in 1982.
Nominated coordinator for training within her directorate in 2002, Ms Amodeo has represented the CJ as a member in several interinstitutional juries, committees and working groups, and as a speaker in international seminars and conferences.
Her working languages are Italian (A), French, English, German and Portuguese (C) and she has almost completed her law studies at the University of Trieste.
Assocate member of Eulita since the beginning, Ms Amodeo is member of Assitig and president of Eulita since April 2017.
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Les dernières évolutions de la traduction automatique: ses avancées et ses limites, menaces et opportunités pour le traducteur

par M. Luis Ferrer

– Introduction à la typologie méthodique dans la traduction automatique : TA à base de règles, traduction statistique (SMT), la traduction automatique neuronale (NMT), le traitement automatique du langage naturel
– L’outil Moses et la plateforme MT@EC de l’UE. Les initiatives de la Commission
– Questions de confidentialité et big data: ou pourquoi les mémoires de traduction en ligne (OmegaT et autres) sont gratuits
– Les limites de la traduction automatique : la polysémie, le contexte, etc.
– Les effets immédiats de la traduction automatique sur la profession du traducteur et l’activité émergente de la post-édition
– Réflexions sur l’intégration de la TA dans le domaine de la traduction, ainsi que ses menaces et ses opportunités
– La création de la valeur ajoutée dans ce nouveau contexte.
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Le théâtre comme reale : la traduction au gré de la culture scénique
par Mme Ludovica Maggi

Expression et reflet de la société qui le produit, le théâtre est loin de recouvrir un terrain conceptuel universellement partagé. Reale à part entière, il renvoie, en dépit de sa définition univoque, à un phénomène composite qui change d’aspect selon les contextes culturels au sein desquels il se manifeste. Aussi, avec la fonction sociale du spectacle, évoluent également, au fil du temps et de l’espace, les lieux et les publics de la représentation, les codes de la composition dramaturgique et de la gestualité actoriale, l’esthétique et l’oralité scénique. Traduire le théâtre, c’est donc interpréter la réalité de la scène et le tissu idéique qui la sous-tendent dans l’espace-temps culturel source, puis les mettre en dialogue avec les idées et les pratiques du théâtre propres à l’espace-temps culturel cible. Or, si l’interprétation de l’autre ne peut inconsciemment se passer de l’expérience de soi, la traduction pour la scène s’accompagne également d’un parti pris conscient, fondé sur la réalité scénique de destination du texte traduit. Au cours de notre communication, nous tâcherons de montrer en quoi le théâtre peut rejoindre la catégorie des realia et comment sa traduction comporte des difficultés qui s’apparentent à celles traditionnellement évoquées au sujet de la traduction des realia.

Biographie :
Diplômée de lettres classiques à La Sapienza de Rome en 2004, puis en interprétation de conférence et traductologie à l’ESIT en 2011, Ludovica Maggi a également obtenu une spécialisation en traduction économique et financière à l’université de Gênes en 2012. Interprète, traductrice, enseignante (à l’ISIT), elle évolue dans des domaines de spécialité plutôt pragmatiques : institutions et entreprises ; sujets économiques, politiques, techniques, juridiques ; marketing, communication web… Doctorante à l’ESIT-Paris III, elle cultive sa passion pour la recherche théorique et la réflexion en sciences humaines, avec une thèse sur l’oralité et la temporalité dans la traduction théâtrale. Elle a également écrit sur la traduction des dialectes au théâtre et sur l’herméneutique en traduction.
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La traduction est une baleine impatiente

par M. Jean Portante

Biographie :
Jean Portante est né en 1950 à Differdange (Luxembourg), de parents italiens. Il vit à Paris. Son œuvre, riche d’une quarantaine de livres – poésie, romans, essais, pièces de théâtre – est largement traduite. En France, il est membre de l’Académie Mallarmé. En 2003, il a reçu le Grand Prix d’automne de la Société des gens de lettres, pour l’ensemble de son œuvre, ainsi que le Prix Mallarmé pour son livre L’étrange langue. Dix ans plus tôt, son roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine lui avait valu le Prix Servais au Luxembourg. Prix qui lui a été attribué une deuxième fois, en 2016, pour son roman L’architecture des temps instables. En 2011, il a été couronné du Prix national Batty Weber au Luxembourg, pour l’ensemble de son œuvre. Bien d’autres prix littéraires lui ont été attribués, et parmi eux le Prix Alain Bosquet pour sa traduction de L’amant mondial de Juan Gelman en 2013. Ses livres sont publiés essentiellement chez PHI (Luxembourg) et au Castor Astral (France), mais également en Belgique, en Suisse, au Québec ainsi que, en traduction, dans une quinzaine d’autres pays. Depuis plus de trente ans, il exerce une activité de traducteur littéraire. Il dirige en France, avec Jacques Darras, la revue INUITS DANS LA JUNGLE ainsi que la collection « Passeurs d’Inuits » au sein du Castor Astral. Il est également le directeur de la collection cahiers latins des éditions Caractères. Derniers livres de poésie parus : Après le tremblement, Castor Astral, 2013. Le travail de la baleine, Editions PHI, 2014, Richter, Editions Caractères, 2015. La tristesse cosmique, Editions PHI, 2017.
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Gérer les conflits de révision
par M. Attila Piróth

Lors de cette présentation, nous analyserons une dizaine de scénarios différents de révision et d’évaluation de (la?) qualité entre traducteurs, réviseurs, chefs de projet (qui parlent la langue cible ou pas), correcteurs d’examen etc., pour identifier les racines de conflits potentiels. Nous allons voir que la communication efficace d’une critique aide à bien définir le cadre de l’éventuel conflit – et donc de « choisir le champ de bataille ».
Ces conflits et le stress sont principalement liés à un fonctionnement qui est devenu courant dans notre métier : travail dans l’isolement, sans connaître ses collaborateurs. Nous conclurons sur des idées pour changer cette situation.

Biographie :
Docteur en physique et traducteur hongrois d’Einstein, Attila Piróth est traducteur scientifique et technique depuis 16 ans. Il est correcteur de l’examen de l’association ATA et membre de l’association SFT. Il a été l’organisateur principal d’un congrès international de traduction à Bordeaux en septembre 2015. Responsable des stages payés au sein de l’ONG française Solidarités International, Attila a formé 14 traducteurs français-anglais entre 2009 et 2017. Il a donné des conférences et animé des ateliers dans 16 pays.
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Chris Durban

Biographie :
Établie à Paris, Chris Durban est traductrice indépendante spécialisée dans la traduction rédactionnelle en anglais pour le compte de clients exigeants : les actionnaires, les clients et les partenaires d’un éventail d’entreprises et d’institutions françaises. Pendant des années, elle a tenu une chronique à l’intention des acheteurs de traduction intitulée « The Onionskin » dans l’ITI Bulletin (Royaume-Uni) et The ATA Chronicle (États-Unis). Elle est aussi coauteure de la rubrique-conseil Fire Ant & Worker Bee dans le Translation Journal. En 2010, elle lançait une compilation revue et mise à jour de ses articles FA&WB sous le titre : The Prosperous Translator, et en 2014 a collaboré avec ses amis du WordLink Forum pour sortir 101 Things a Translator Needs to Know.
Chris anime régulièrement des conférences et ateliers sur la traduction spécialisée et la prestation de services aux clients directs. Elle a rédigé de nombreux articles soulignant les avantages pour les traducteurs et les clients d’une approche linguistique proactive. Consultez à ce sujet : http://bit.ly/13mGfGh et http://bit.ly/Z0ZD5Y et http://www.catherinetranslates.com/to-sign-or-not-to-sign-chris-durban-strikes-again/
Chris est aussi l’auteure de Translation, Getting it Right, un guide de 30 pages à l’intention des acheteurs de services de traduction publié par ITI et traduit en quinze langues dont le français (Traduction : faire les bons choix). À ce jour, il a été tiré à plus de 200 000 exemplaires à l’échelle internationale. Elle est coauteur de Translation — Buying a non-commodity, disponible en anglais, français (Traduction : les mots au kilo?) et allemand. Tous les deux ans, elle coorganise l’Université d’été de la traduction financière pour la Société française des traducteurs (SFT), qui réunit pendant trois jours des traducteurs financiers.
Chris est membre de l’ATA et de la SFT et fellow de l’ITI (Royaume-Uni). Ancienne présidente de la SFT, elle a reçu de l’ATA la médaille Alexander-Gode en 2001.

  • Mis à jour le 30-09-2017